10 top albums - mes 10 albums préférés


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Je réponds ici à ce petit jeu qui tourne actuellement en boucle sur Facebook : mes dix meilleurs albums. Je ne souhaite pas inonder mon flux… et j’aurais plus de place ici pour expliquer mes choix ! 

Merci à Wanida qui m’a insufflé le virus : j’étais surprise de tes choix, mais… je t’y reconnais bien aussi ! :)  

En tout cas, je prends beaucoup de plaisir à lire les posts des copains sur les réseaux sociaux : le résultat est surprenant et révèle parfois des petits amours (coupables?!) de l’ordre du jardin intime, et c’est très touchant ! Qu’est-ce qui a fait de notre oreille ce réceptacle sensible qui est enclin à apprécier ce qu’il entend aujourd’hui ? Les coups de coeurs adolescents ne sont vraiment pas pour rien dans cet engrenage…

Du coup, c’est difficile pour moi de faire un « 10 best albums » : best par rapport à quoi ? J’ai donc décidé que ce serait les dix albums qui ont changé ma vie à la première écoute. Ce ne sont peut-être pas les « meilleurs » (très subjectif) albums de chaque artistes, mais ce sont les premiers avec lesquels je les ai découvert. Ceux qui ont accroché mon oreille, titillé ma curiosité, fait battre mon petit cœur à la découverte et qui ont fait l’objet d’une obsession profonde et d’une écoute répétée et archi-répétée. Ce sont les album qui m’ont chamboulée et qui ont changé ma vision de la musique et qui ne me laisseront jamais indifférente, même si je passe parfois plusieurs années sans les écouter : ils ont toujours cette saveur inégalable.  

1. Burzum – Det som engang Vär

La révolution musicale, l’initiation au black métal, la rage, le déserpoir et la survie en un seul cri. Pour certain cela restera du bruit, pour moi, l’album qui m’a transcendée dans toute mon humanité. Mysanthropes bienvenus !

2. Avishai Cohen – Continuo

Parce que personne ne joue comme ce pianiste aux origines israéliennes. On reconnaît sa touche son jeu et ses compisitions parmi mille. C’est un album que j’ai énormément écouté, et je pense celui que je préfère… la meilleure fusion entre le jazz et les influences orientales avec Renaud Garcia Fons. Lumineux, profond et ondulant !

3. Nokturnal Mortum – Lunar Poetry

Et oui, encore une pépite black métal. Je me souviendrais toujours de cette soirée de mes 16 ans où les copains (Adrien et Thibault) avaient lancé le disque en guise d’introduction au sommeil. J’étais dans mon petit duvet, dans le salon en travaux du père de mon pote, et j’ai pas dormi du tout, en alerte d’un bout à l’autre devant cette étrange synthèse de black métal old school et de musiques traditionnelles d’Europe de l’Ouest. Rien que le cri de la chouette étrange au début du disque me dresse le poil sur l’épiderme immédiatement ! Le groupe culte qui a changé ma vision de la musique.  

4. Hexvessel – No Holier Temple

La douceur et la mélancolie de la Neofolk sans le barnum superstitieux et tendancieux qui va avec. Un son proche de la nature, comme l’odeur d’un sous-bois un jour de pluie. Organique.

5. Sol Invictus – In the rain

La Neofolk qui reste la plus belle est bien celle de l’école anglaise. Plusieurs titres de cet album me parlent comme aucuns autres, et ce ne sont pas ceux qui ont fait couler le plus d’encre. Un violon enveloppant et la voix si touchante de Tony Wakeford qui chante ses amours et sa vie, sous la pluie londonienne.  

6. Current 93 – All the pretty little horses

David Thibet reste un des artistes qui m’a le plus marquée. Une personnalité inégalable, qui a traversé beaucoup de période et qui toujours a improvisé, innové, composé… De toute sles périodes iconoclastes du personnage, il est difficile de choisir. Mais cet album un peu triste et en même temps très poétique m’a toujours touchée au cœur. Inégalable, et vestige d’une époque d ela Neofolk aujourd’hui bien révolue.  

7. John Coltrane – My favorite things

L’écoute classique qui a néanmoins transformé ma vision du jazz, ouvrant un univers loin du jazz à papa de la New Orleans, et plongeant dans un univers d’improvisation éthéré, contemplatif et profond, loin des cuivres criards et de l’univers de la pseudo fête. Comme des perles de notes courant le long de mon épiderme…  

8. Trilok Gurtu – the Glimpse

Une des plus belle collaboration de ce musicien indien, the Glimpse garde intact le caractère hypnotique des rythmiques orientales, tissant une tenture de son à aprt, un univers onirique où les tablas dansent avec un piano lumineux et le chant de Trilok Gurtu se mêle à une basse rebondissante. Pareil, je me souviendras toujours de ma première écoute, assise dans la jolie chambre de ma copine Sarah.  

9. Gaë Bolg and the church of Fand –  Tintagel

Le fabuleux Eric Roger ne paye pas de mine, mais il a un monde dans sa tête… c’est juste fantastique. Un monde peuplé de lutins, de fée et de sorcières, mais aussi de moines bedonnants et libidineux. Musicalement, c’est grandiose, magistral, et remarquablement composé. De formation classique, c’est la première fois qu’on entend un vrai orchestre dans un enregistrement alternatif, et sur des compositions qui sortent de l’ordinaire.

A recommander en complément de l’un de mes lectures favorites : le cycle de bande dessinée « les Compagnons du Crépuscule » de François Bourgeon.

10. King Gizard and the Wizzard Lizzards – Flying Microtonal Banana

Bien longtemps que je n’avais pas eu pareil coup de coeur, d’autant que je passe très honnêtement beaucoup moins de temps à dénicher la pépite actuellement (et beaucoup plus de temps à épuiser mes jambes en montagne, à présent), mais ce groupe reste la grande révélation créative du monde actuel du rock. C’est à nouveau un patchwork inouï d’influences diverses, un peu orientalisaantes, toujours déroutante, saturées mais pas dénaturées, avec une optique proche des 70’s, sans en faire une pâle copie d’époque. Une démarche véritablement expérimentale, un réel talent de composition pour une formation nombreuse (pas mal de musiciens), qui reste exigeante mais accessible, avec un vrai bagage musical, mais quelque chose en plus : l’inspiration.  

Rétrospectivement, à la lecture de ce post, je distingue deux tendances chez moi : comme dirait mon amoureux, j’aime quand même « la musique triste » (comprendre gammes mineures, contemplatives et pas dansantes), et les association folles (black metal – musiques tradi, rock-musique orientale, jazz-musique indienne, musique symphonique – moyen âge).

Voilà, j’espère que la lecture n’était pas trop razoir. Personnellement, j’adore lire les coups de cœur des autres, je ne m’en lasse pas, et ça me donne souvent envie d’écouter ou de ré-écouter plein de choses !  

Je me souviens d’une soirée passée avec mes amis franco-québecois Aurélie et Guillaume, il y a maintenant bien dix ans, où, après avoir passé la soirée à apprendre à faire des sushis, nous sommes complètement partis dans le délire des listes.  

La règle : on lance un « vos dix meilleurs groupes/albums/CD/titres »… on se donne 15 minutes, et on met en commun. Chacun commente sa liste, les raisons de son choix, son histoire personnelle… c’était magique. On a arrêté à 5h du matin, après moult débats. J’étais au bord de l’euphorie de parler de CCR avec Guillaume, qui du coup avait marqué Lynyrd Skynyrd dans son top des titres, et de Laibach avec Aurélie. Des débats sans fin à la clef ( « comment peux-tu choisir tel a album de Machin, alors qu’ils ont réalisé l’album Bidule deux ans après, et que c’est le plus grand chef d’oeurve du black metal ?! »), et des affres de procrastination ( « est-ce que je mets Trilok Gurtu en 4 ou en 5, quand même il joue mieux que Burzum, mais j’ai quand même moins écouté cet album »)  

Bref… un super souvenir ! J’ai hate de lire vos tops : je ne tague personne, contrairement aux jeux Facebook. Chacun joue s’il en a envie !:)

Je ne me suis pas lancée dans mon top dix des meilleurs morceaux, parce que c’est à s’arracher les cheveux (en plus de choisir un groupe et un album, il ne faut choisir qu’un titre?!)

A vos clavier, j’ai hâte de découvrir vos pépites !

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