Route des Grandes-Alpes : finish de Briançon à Menton !


Alain arrivant dans la dernière rampe de l'Izoard!

Voilà ! Nous sommes très heureux d’avoir pu rouler la deuxième partie de la route des Grandes Alpes que nous avions entamée l’an dernier (l’article est toujours ici), en reprenant les rennes de nos guidons la semaine dernière. Quatre jours superbes pour boucler la fin du tracé, de Briançon à Menton, des montagnes jusqu’à la mer !

Col de Vars 1
Job done!!

Nous avons repris le même fonctionnement que l’année dernière, avec notre super camion, Alfred, qui suit les cyclistes pendant le parcours. 

Col de Vars - l'équipe logistique attend les coureurs...
Col de Vars - Instagrammage en action

Bien sûr, il a fait beaucoup plus chaud dans cette portion située plus au Sud (ou est-ce que la mémorie efface les souvenirs désagréables?!), mais nous n’avons pas tant souffert que ça sur cette portion. En tout cas, je trouve la chaleur beaucoup plus supportable qu’en course à pied : comme on va plus vite à vélo, on déplace plus d’air, ce qui rend la chaleur beaucoup plus gérable à mon sens.  

La Grande Casse, majestueuse!

Le dénivelé était conséquent, puisque nous avions prévu trois jours à plus de 2000m de dénivellé positif, mais quand même moins raide que dans la portion Nord : nous avons rarement eu des portions à plus de 9 % de pente, alors que quelques cols plus au Nord nous avaient semblés plus « physiques » (notamment celui du premier jour, la Colombière, en Haute-Savoie, qui était sur la portion conclusive de l’Etape du Tour cette année). Des cols plus lisses mais aussi plus longs, comme celui de la Cayolle, dont l’ascension dure 30 km ! Plus long, mais avec un degré de pente assez doux, ce qui rend l’expérience très agréable.  

Col de la Vésubie
Vallée du Queyras

Ayant plus roulé avant que l’année précédente, et me sentant vraiment plus en forme, j’étais très contente de ces quelques jours qui sont passés tout seuls, et vraiment sans souffrance ! La compagnie des copains est toujours des plus agréable, et tous ces moments partagés ensemble rendent vraiment ces vacances uniques ! De belles rigolades, quelques bières, des super pizzas, des pâtes dans une meule de parmesan, 3 saucissons… bref, on s’est fait bien plaisir ! Quelques avaries techniques (roulement pour Pierre, pneus pour Alain), mais fait incroyable : pour tous les quatre, et sur l’ensemble de la route (cette année et l’an passée), aucune crevaison ! Une signe du destin : il faut recommencer !;)

Bibi dans l'Izoard

Voici le parcours de cette année :

- jour 1 : de Briançon à Vars, par le col de l’Izoard et le col de Vars. Dodo au super mignon Hotel l’Ecureuil à Vars.

- jour 2 : de Vars à Valberg, fin du col de Vars (manquait finish de 4km), col de la Cayolle et col de Valberg. Dodo au chalet Suisse à Valberg.  

- jour 3 : de Valberg à Saint-Martin de Vésubie, par le col de la Vésubie. Je n’ai pas roulé ce jour-là, et j’ai fait l’intendance pour les copains. Dodo à Roquebillère, à l’Hotel Saint Sébastien (avec une PISCINE).

- jour 4 : de Saint-Martin-de-Vésubie à Menton, par le col de Turini et le col de Castillon.

Alain et Steph dominant Sospel
Col de la Cayolle, check!

Nous avons ensuite, rejoint Nice, toujours en vélo, par la grande puis la moyenne corniche sur l’aprem de ce 4ème jour, ce qui nous a permis de chiller tranquille à Nice le samedi soir, où un heureux hasard nous a fait croiser Seb, lui aussi à vélo dans les Alpes maritimes ce WE-là avec son cousin. Dimanche matin, programme baignade et brunch : pas trop dur !

Après le premier plouf
Pierre sur la Grande Corniche entre Menton et Nice

Ce qui nous a marqués c’est vraiment la moindre circulation automobile sur cette portion des Alpes du Sud ! C’est vrai que l’entrée des vallées du Queyras et de la Tinée sont quand même moins fréquentées que les routes de Haute-Savoie, mais quand même… nous ne nous attendions pas à être aussi tranquilles ! La différence réside peut-être dans le fait que l’an passé, le 14 juillet était un WE de pont, alors que cette année, il tombait en plein WE. Nous avons roulé aux mêmes dates quasiment, mais nous avons donc eu beaucoup moins de monde.

Entre girls à l'entrée du Queyras, pendant que les mecs sont partis acheter du saucisson!!
col de l'Izoard: beauté fauve
Col de Vars 2

En tout cas la route n’est pas ni plus ni moins belle au Sud, c’est juste… vraiment différent. Je suis très contente d’avoir pu faire de très beaux cols que j’avais hâte d’affronter, et de goûter cette nature d’altitude très différentes des Alpes du Nord où nous vivons. Le Col de l’Izoard était impressionant, fidèle à sa réputation : c’était le premier col du séjour et juste, wahou, quelle entrée en matière ! Je savais que je serais bluffée mais rentrer dans cet univers dépouillé, grandiose et minéral est une expérience à part entière !

Arlette à la Grande Casse
Minéralité au col de l'Izoard!
Steph dans la Grande Casse
Lacet vertigineux avant le sommet de l'Izoard

Le col de la Cayolle était magnifique aussi : la petite route qui y mène depuis Barcelonnette est vraiment sauvage, on a du croiser 4 véhicules en 30km ! Elles emprunte de jolies gorges avant de grimper très progressivement par le flanc d’une vallée, contournant le mont Pellat. Les marmottes traversent même la route, en témoigne ce panneau de signalisation. Et c’est vrai ! 

Traversée de marmottes!!!

On a vu plein de petites bêtes poilues et dodues courir vers le fossé en nous voyant surgir. Au sommet, nous avons rencontré un groupe de cyclistes/médecins/marocains très sympas, qui se faisait aussi une semaine intense de vélo dans les Alpes, avec qui on a bien rigolé après l’effort .  

Vallée de la Tinée, en descendant de la Cayolle
Pierre en pleine ascension de la Cayolle!

Le col de Turini est moins marquant peut-être car moins haut (même si le dénivellé est costaud aussi, puisque nous partions de plus bas que pour les autres cols), mais la route est très belle… On croirait entendre parler un motard quand on dit ça, mais oui, une route peut-être « belle » ! Ses courbes, ses rampes, ses lacets ultra-sinueux qui permettent de varier les points de vue... La pente est constante et se gravit bien : c’était un vrai plaisir à rouler aussi, d’autant que nous l’avions passé en voiture il y a deux ans, avec A., et que je rêvais de le gravir à vélo un jour.  

La Bollène-Vésubie
La Très belle route du col de Turini

Je ne peux que vous recommander ce très bel itinéraire : du lac Léman à la mer Méditerranée, en passant par les grands cols, cette route des Grandes Alpes ne manque pas de saveur ! On peut le faire plus vite, on peut aussi le faire plus lentement. Bref, à vous de découper votre parcours, et de choisir votre moyen de locomotion (certains le font en vélo électrique également, comme notre copine Chloé). En tout cas, les paysages sont les mêmes pour tout le monde, et en jettent plein les mirettes !

Verdoyante vallée sinueuse en grimpant à la Cayolle!
Pierre dans les gorges après Barcelonette

On est maintenant à la recherche d’une nouvelle quête à entreprendre : Alpes italiennes ? Grande route des Pyrénées ? L’avenir nous le dira. Je suis preneuse de toutes suggestions, néanmoins, si vous avez des idées de traversée folles à faire en vélo (de route) !

Caught Gramming...
Groupes cyclo rigolos au col de Vars


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