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La liberté contractée

Barrière Est
Barrière Est

La restriction de liberté est dure au montagnard. J’en parlais déjà dans cet article, mais cette triste période de confinement exacerbe les tensions autour de ce propos.

Oh, je n’en ai pas trop parlé, car il y avait une once de ridicule (je sens bien d’ailleurs que pour une partie de mes proches, ça l’est toujours), et surtout une forte dose d’égoïsme hors propos. A l’heure où des compatriotes/ des proches/ des amis/ des membres de ta famille se demandent s’ils vont survivre dans les prochaines semaines, où tes copains médecin et infirmier pleurent face à l’absence de moyens du service public et à la gifle de travail qu’ils s’apprêtent à prendre au détriment de leur propre santé, où tes collègues luttent de cellules de crise en groupes de planification...  Les atermoiements sur les envies de promenades sportives paraissaient déplacées. Comme tout le monde, je crois, je comprends et j’accepte intellectuellement la mesure de confinement, il est juste moralement impossible de la discuter, surtout en l'état de l’information dont on dispose à l’ouverture de cette crise.  

brèche de roche fendue
brèche de roche fendue

Première annonce : la stupeur

Comme tout le monde, cela me paraissait quasiment insurmontable…  

Oh, je n’en ai pas trop parlé, car il y avait une once de ridicule (je sens bien d’ailleurs que pour une partie de mes proches, ça l’est toujours), et surtout une forte dose d’égoïsme hors propos. A l’heure où des compatriotes/ des proches/ des amis/ des membres de ta famille se demandent s’ils vont survivre dans les prochaines semaines, où tes copains médecin et infirmier pleurent face à l’absence de moyens du service public et à la gifle de travail qu’ils s’apprêtent à prendre au détriment de leur propre santé, où tes collègues luttent de cellules de crise en groupes de planification... les atermoiements sur les envies de promenades sportives paraissaient déplacées. Comme tout le monde, je crois, je comprends et j’accepte intellectuellement la mesure de confinement, il est juste moralement impossible de la discuter, surtout en l'état de l’information dont on dispose à l’ouverture de cette crise.  Je ne veux pas revenir sur toute cette période de crise, je ne me sens aucune compétence à commenter. 

La douleur était telle que je me suis même empêchée de penser, de questionner la règle qui me rendait folle. J’ai toujours été la première à dire que le bien commun et la vie en société supposait une aliénation partielle et consentie de la liberté individuelle. C’est la première définition du vivre-ensemble.  

Néanmoins, oui, je pense que l’on est tous différents devant cette contrainte (qui en reste une pour tous), compte-tenu de nos habitudes de sédentarité ou du temps habituellement passé à l'extérieur. Il n'est un secret pour personne que je passe assez peu de temps chez moi sur mon temps libre…

J’ai « adoré » lire, dans la bouche de certains, la peine de ne pouvoir sortir perçue comme un caprice. Je regrette de dire cela mais oui, je pense que le sportif ou le montagnard souffre plus de ce confinement, qu’une personne dont les loisirs sont plus casaniers… Tout comme les jardiniers, les botanistes, les amoureux des petites bêtes, les photographes animaliers, les surfeurs, les navigateurs amateurs et j'en passe. Oui, il y a des gens à qui cet enfermement coûte cher psychologiquement.

Mais n’en déplaisent aux aigris, mon besoin de sortir n’est pas moins respectable que leur amour de la lecture, de la cuisine, de la peinture, du jardin, ou de la musique. Il est un mode de vie, autour duquel j’ai clairement construit mon existence depuis plusieurs années. Mon organisation quotidienne, professionnelle et personnelle, est tournée vers cet unique but de passer le maximum de temps dehors, quelle que soit la saison, et si possible en pleine nature.  

Et je suis loin d’être la seule : lire ici l'article de Lionel Tassan et ici, les justes interrogations de Cédric Sapin-Defour.

chalet de Jusson
chalet de Jusson

Donc le « caprice » ne me paraît pas comparable au fait de refuser un chocolat à un enfant pleurnichard. Comme d’ailleurs je trouve méprisant de rabaisser la contrainte ressentie par n’importe qui lors de ce confinement. Les ultra-sociables, les amateurs de musée, de spectacles, les gens qui aiment faire la fête, etc. je n’ai de mépris pour les loisirs de personne, même si ce ne sont pas forcément les miens. J’ai été submergée (numériquement s’entend, forcément) par la méchanceté et la violence de certains propos (pas forcément dirigés à mon encontre) : comment peut-on passer son temps à insulter les autres, à présager sans cesse de leurs intentions, leur prêter sans cesser la responsabilité de ce confinement… J’ai trouvé les blagues de confinement dures. Sur ceux que l’on voit passer dehors (et dont on ne connaît rien des motifs de sortie), sur les sportifs du dimanche (fustigés pour être sortis courir pour la 1ère fois de leur vie), sur les gros (auxquels personne ne veut ressembler en sortie de confinement), sur les institutions publiques (taxées de tous les maux, et conspuées à la moindre prise de position), sur les femmes « mal entretenues » à la sortie du confinement (indice : le reste de l’année non plus, je ne vais ni chez le coiffeur, ni chez l’esthéticienne)…

Et en même temps, j’ai rarement autant ri à plein d’autres moments. Quelle créativité ! On est bien une nation de râleurs, mais on sait bien rire et bien vivre, il faut l'admettre. J'ai été aussi portée par ces élans de solidarité, ces partage de recette, d'activité, ces live sportifs et cette cohésion de copains qui s'est forgée sur Whatapp et Facebook Messenger. C'est grâce à mes amis, et à totues mes jolies rencontres sur les réseaux sociaux que j'ai aussi bien surmonté cette crise. J'ai adoré recevoir des photos de ma maman qui s'est lancé pour la première fois dans un potager grande ampleur, ou dans des âtes à pizza maison. C'était chouette, un peu, dans le malheur !  

Donc, résilience et acceptation.  

Néanmoins, en Isère, après ces deux mois enfermés, la situation n’est pas mauvaise. Les services de réanimation ne sont pas débordés (ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions) et le confinement semble plutôt bien respecté. Et il est vrai qu’aujourd’hui, à l’heure de la construction de l’après 11 mai, les interrogations deviennent légitimes.  

A l’heure où il est question de rouvrir les commerces (hormis les lieux de socialisation collective comme les bars, restaurants et salles de spectacle), il est curieux que l’on s’interroge encore sur le fait d’autoriser un accès à la montagne. Je me suis un peu emballée cette semaine, en retrouvant l’arrêté préfectoral du 1er avril qui interdisait les activités de plein air et toutes les activités de montagne « y compris la randonnée », jusqu’à la fin de la l’état d’urgence sanitaire, déclaré au sommet de l’état jusqu’au 24 juillet 2020.  Lire ici le super article de Jocelyn Chavy pour Alpine mag. 

les copains
les copains

1. La règle de droit : une entorse intrinsèque aux libertés individuelles :

Ma première angoisse est avant tout, bien sûr, individuelle : j’ai juste envie de pouvoir retourner en nature. Mais au-delà de cela, je trouve effectivement le questionnement collectif relativement absent.  

A titre liminaire il apparaît évident mais important de rappeler qu'intrinsèquement, une règle de droit vient rogner sur les libertés individuelles puisqu'elle prescrit un comportement, voir en proscrit d'autres. Elle le fait normalement de manière proportionnée et dans un but d'intérêt général. En France, cette règle peut être édictée à différent niveaux, et avoir également une force différente, en fonction de sa place dans la hiérarchie des normes (une règle doit être conforme à celles qui lui sont supérieures) : Constitution, loi, décret, arrêté, circulaire. Elle est réputée être la même pour tous, même si au fur et à mesure de l'exercice républicain, l'égalité toute puissante a été aménagée par pragmatisme, pour permettre l'édiction de règle locales, plus appropriées à la situation des territoires. En le pouvoir en a été déconcentré (puis décentralisé, mais ce n'est pas ce dont il est question ici).  

La mesure prise par le préfet de l’Isère trouve toute sa place dans une période de saturation du système de soin et de secours, qui ne saurait se retrouver sur-abondé par des accidents liés aux loisirs de quelques uns ayant pris des risques en montagne. Ce risque semblant pour l’instant écarté dans le département de l’Isère (qui n’est pas le seul à avoir pris ces arrêtés plus restrictifs que le décret national : Haute-Savoie,…) . On a d’ailleurs assisté le 22 avril à la suspension par le Tribunal Administratif de Nancy, d’un arrêté préfectoral du 8 avril 2020 interdisant les rassemblements statiques pris par le préfet des Vosges (= s’arrêter pour parler à une connaissance dans la rue, rencontrée fortuitement lors d’un déplacement dérogatoire, sans mention de distance entre les individus dans l’arrêté).  

L’ensemble de ces mesures « partielles » (= sortant du cadre national), sans parler de l’après 11 mai, relance finalement un vieux débat en droit constitutionnel qui est celui du degré de déconcentration, et de la valeur du principe général du droit que constitue l’égalité de traitement dans l’ensemble du territoire. En effet, si des mesures sectorielles peuvent être prises par les autorités préfectorales afin de durcir les dispositions nationales (elles ne peuvent cependant, légalement, les assouplir, ce qui serait contraire à la hiérarchie des normes, comme les maires ne le peuvent on plus), cette réglementation au cas par cas questionne sur l’harmonisation de la norme sur le territoire national, et l’égal accès au droit. D’un autre coté, cette adaptation aux spécificités du territoire semble juste, au vue de la disparité d’étendue de la pandémie entre différents points du territoire. Il semble évident aujourd’hui que la situation est fort différente actuellement entre l’Alsace , sous le coup effroyable d’une vague massive de malades en détresse, et les Pyrénées Orientales, lesquelles ne connaissent que très peu de cas de Coronavirus depuis le début de la crise.  

vue sur le Ferrouillet
vue sur le Ferrouillet

Il est donc en principe à géométrie variable. Tantôt il est critiquable dans le fait qu'il impose une contrainte plus forte à certains citoyens français qu'à d'autres (= empêcher les montagnards d'accéder à la montagne dans certains départements), et dans un autre sens, il est ce qui fait l'intelligence et l'adaptation de la norme aux situations locales (= permettre à la zone verte de déconfiner plus vite).

Les premières voies de contestation se sont élevées du coté des cyclistes, après que plusieurs usagers de la bicyclette se soient vus verbalisés au motif que le vélo serait interdit dans le cadre du confinement. De ce coté, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) a introduit un référé en Conseil d’État afin de faire préciser au gouvernement les mesures de restriction s’appliquant en tout point du territoire. Lequel, dans son mémoire en défense a lui-même indiqué que le vélo n’avait été interdit dans aucun des textes adoptés à l’occasion du confinement, et que celui-ci resté autorisé tant qu’il restait, bien sûr, dans le cadre des mesures dérogatoires prévues par les textes : pour se rendre au travail, si celui-ci rentre lui-même dans les cas de continuité d’activité nécessitant un déplacement in situ, pour faire ses courses de 1ère nécessité, et également, quoi qu’ait pu en dire la FFC (fédération Française de Cyclisme), dans le cadre de l’activité physique individuelle dans le rayon maximum d’1 km autour de son domicile.  

Paris, janvier 2020, Illford 125, développée par mes soins, numérisée par Elotine Photos
Paris, janvier 2020, Illford 125, développée par mes soins, numérisée par Elotine Photos

Le Conseil d’Etat a donc simplement enjoint l’État a (re)-communiquer ces éléments d’une façon plus claire, afin que les interprétations divergentes cessent. Je ne reviendrais pas sur le débat sans fin, que l’État s’approprie d’ailleurs dans une petite ellipse de son mémoire en défense (lequel a été diffusé sur les réseaux sociaux, car dans le cadre du principe du contradictoire, il a été communiqué à la partie adverse avant la tenue de l’audience pour lui permettre de réagir : la FUB l’a donc diffusé sur les réseaux sociaux. Tout ça pour dire que je n’ai absolument pas de canaux privilégiés) qui est de savoir si la restriction de 1km « prive de facto l’usage du vélo de son intérêt dans le cadre de la pratique d’activité physique individuelle »… j’ai moi-même répondu à cette question en souscrivant un abonnement à Zwift (application de vélo indoor).  

Mais ces précisions paraissent quand même importantes, ne serait-ce qu’en terme d’égalité de traitement sur le territoire et de restriction des limitations aux libertés individuelle, laquelle est rendue possible constitutionnellement dans notre beau pays, mais dans la limite de la proportionnalité qui prévaut à l’atteinte d’un objectif. Et enfin, oui, tous les cyclistes n'ont pas une vision d performance, et sortir faire 15 minutes de vélo à 4 km/h avec ses enfants, ou des boucles VTT pendant 1h dans le rayon autorisé, c'est toujours faire du vélo n'en déplaise à la FFC.  

bois magique de bouleaux
bois magique de bouleaux

2. De la place des fédérations sportives :

Certains s’étonnent du silence des fédérations sportives dans ce travail de protection des libertés individuelles : ici concernant le cyclisme, là concernant les fédérations de la montagne. Est-ce vraiment si surprenant ? Je m’explique. Si le terme de « fédération » peut laisser penser que l’on est sur une forme de « corporatisme » (au sens médiéval du terme : regroupement des pratiquants du même métier), est-ce vraiment l’unique rôle joué par ces structures ? En effet, elles sont presque aujourd’hui source de droit (réglementation de la pratique sportive, donc génératrice d'une forme de norme)… et surtout, elles sont à mon sens devenues progressivement des sortes de délégataires du service public. Et bien oui, comment est-ce que l’on appelle une structure de réglementation d’une activité qui reçoit une part de financement public et qui est associé à la régulation de certaines activités en de loisir, en lien avec le Ministère des Sports ? Je vous laisse méditer à cette transformation déjà très commentée de notre société…  

En tout état de cause, que l’on soit d’accord ou non avec la transformation en délégataire de service public (laquelle est actée d’ailleurs dans un rapport de la cour des Compte de janvier 2013 : « sport pour tous et sport de haut niveau : pour une rénovation de l’action de l’Etat » ), il paraît difficile pour ces structures de se détacher de la position de l’État si son activité dépend de celui-ci. Qui autorise ou refuse l'organisation d'événements sportifs sur le territoire ? L’État.

Le secteur a d’ailleurs fait les frais, comme la Culture, de la rationalisation des deniers publics qui traverse l’État depuis plus de 10 ans. La subvention des fédérations sportives n’est qu’un des modes de financement public du sport (le plus important, ce sont les équipements publics construits par les collectivités locales, et mis à disposition en gestion aux associations sportives rattachées aux fédération, ainsi que les actions éducatives mises en place par l’Education nationale et l’Enseignement Supérieur pour ses élèves), mais il ne doit pas être négligé. Et quand même, dans un certain sens, il oblige. On attend d’un délégataire de service public qu’il respecte la main qui lui donne à manger… En tout cas, il serait très malvenu de sa part de prendre position en public contre ce financeur, et c’est bien naturel.  

Rochers du pré du Four
Rochers du pré du Four

En tant qu’agent de l’État, j’ai moi-même été amenée à gérer des opérateurs privés délégataires de service public (majoritairement des associations, ou des SEM, sociétés d’économie mixte), et je peux dire que c’est un point sur lequel j’étais extrêmement vigilante. Aux atermoiements militants des associations, j’ai toujours répondu que si la façon de faire ne convenait pas, il ne fallait pas prendre le financement ! Même si une part de concertation est toujours possible et que ces délégataires représentent pour l’État une source de savoir-faire reconnu, et une expertise appréciable, nous ne sommes pas sur de la co-gestion. Que dire d’un délégataire qui exercerait un référé contre l’administration financeur ?! Il perdrait sa délégation. Et heureusement pour l’État quelque part : que diraient les citoyens d’un Etat soumis à des pressions privées par le biais des organismes qu’il finance ? :) Quoi, cela existe déjà ?! Bref.

En conclusion, c’est donc le rôle certainement des associations plus militantes que de se positionner en contre-point des positions prises par l’État pour réglementer les pratiques sportives en période de pandémie. A mon sens, il est impossible d’attendre ce positionnement des fédérations.

Et de ce coté, hors l’intervention de la FUB, force est de constater que l’on n’est pas sur un secteur très contestataire…  

Vue sur le rocher du Coq, les rochers de l'Aronde et le Vercors
Vue sur le rocher du Coq, les rochers de l'Aronde et le Vercors

3. L’absence de représentativité du milieu de la Montagne :

Silence dans les rangs des amateurs des cimes. Faut-il pour autant s’en étonner ? Je ne le crois pas.  

A quel moment le secteur sportif a-t-il eu besoin de passer par des canaux de contestation pour faire entendre sa voie ? Et à fortiori, le secteur des sports de montagne ? Aucun. Les questions d’aménagement du territoire, d’implantation des équipement sportifs traversent effectivement le sport, mais ce n’est que rarement des questions nationales. Les grands événements nationaux, comme le Tour de France ont, il faut l’admettre, une voie d’accès aux autorités bien particulière (il n’y a qu’à voir l’encadrement de cet événement par les forces de gendarmerie), mais peu d'événements ont une telle ampleur.  

A quel moment, dans l’espace public et citoyen, discute-t-on de la pratique de sport individuels en pleine nature ? Tout au plus, sur la question de la gratuité des secours et de l’accidentologie en montagne, laquelle a d’ailleurs également été soulevée dans un rapport de la Cour des comptes (septembre 2012 : « l’organisation du secours en montagne et de la surveillance des plages »), question éternellement soulevée par le coût, en période de disette budgétaire, de certaines intervention dîtes de confort, ou mettant en jeu la vie des secouristes eux-même, par des pratiquants considérés comme vraiment trop peu prudents.  

Certains commandants de PGHM ou membres de la Gendarmerie se sont un peu exprimés, dans le cadre très policé de la communication externe de la gendarmerie (rappelons qu’il s’agit quand même d’une force militaire, rattachée au ministère de l’Intérieur, et tenue à un devoir de réserve, comment peut-on lui en faire grief ?). L’éternelle intervention nasillarde du maire de Saint Gervais, qui en profite pour faire sa com sur le massif du Mont Blanc, soit. Mais des représentants des pratiquants… finalement très peu !

Les montagnards sont d’un profil assez discret. Et lors des accidents d’alpinisme, lorsque l’ensemble d’une nation vindicte la prise de risque et voue à la mort et aux gémonies, tous le reste des pratiquants, il est rarement de grandes figures médiatiques pour s’élever en défenseurs, et se faire le porte parole de sa discipline.  

Alors qu’espérer pour le 11 mai ? Je n’en sais rien.

Mais j'attends avec impatience de voir, en simple observateur, la tournure prise par les événements. En attendant, si je ne peux toujours pas aller courir ou marcher autour de chez moi, il est évident que je ressortirais avec plaisir mon vélo de son socle de home-trainer pour profiter du grand air et des couleurs de ce beau printemps qui tire sur l'été.  

Toutes les photos de ce post sont simplement issues des sorties du mois de février/début mars. Il y faisait déjà doux, heureusement!

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